| Un peu d'humanité dans un monde de fric ! |
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| Écrit par Jean-François Pré |
| Dimanche, 20 Septembre 2009 11:13 |
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LIGUE FRANCAISE DE PROTECTION DU CHEVAL : C'est le nom que portait le quinté de samedi à Longchamp et il est bon d'expliquer ce partenariat. Le cheval de course (galopeur) est certainement un des animaux les plus heureux de la terre... tant qu'il reste cheval de course. Que deviennent ensuite ceux qui n'ont pas la chance d'entrer dans le circuit de la reproduction ? Beaucoup de néophytes posent cette question, sans obtenir de réponse... et ceux qui savent éludent, en baissant pudiquement les yeux. Personnellement, je n'ai pas l'habitude de me dérober devant les sujets qui dérangent. Hélas, dans bien des cas, la réponse est : l'abattoir ! Grâce aux turfistes, les courses brassent énormément d'argent. Tout le monde en profite : l'état en tête mais aussi la filière hippique (125.000 emplois dont 70.000 directs). L'ouverture des paris à la concurrence va désserrer les vannes de nouvelles ressources et les vampires de tout bord vont survoler la France. Oui, tout le monde en croque... sauf le cheval. Est-il normal qu'un cheval qui a régalé vos yeux, nourri vos rêves... finisse par nourrir votre estomac ? Est-il normal qu'un gagnant de quinté se retrouve un jour sur l'étal d'un boucher ? Est-il supportable qu'un vieux cheval qui ne peut plus courir ou qu'un plus jeune, qui ne va pas assez vite, soit jeté comme un jouet cassé ou une voiture-épave, par son propriétaire qui veut s'en acheter un autre ? Afin que toutes ces questions trouvent des réponses négatives, La Ligue Française de Protection du Cheval se présente comme une vraie alternative. Grâce au soutien financier de France Galop (le Cheval Français brille par son absence) et au combat permanent d'un entraîneur, Myriam Bollack, ainsi que d'un propriétaire, Philippe Ezri, 170 chevaux de courses réformés jouissent aujourd'hui d'une retraite digne du plaisir qu'ils nous ont proccuré. C'est un bon début, mais un début seulement. Beaucoup de propriétaires sont sensibilisés et non des moindres puisque la Princesse Zahra Aga Khan apporte la caution d'une grande écurie. Les turfistes - un récent sondage l'a montré - ne restent pas de marbre devant le sort de ceux qu'ils appellent affectueusement "les vieux serviteurs". Alors, si un jour vous touchez un gros quinté, pensez à "remercier" ceux dont les jambes et le coeur vous ont fait gagner. Un peu comme au casino quand on donne un porboire au croupier. La Ligue a encore beaucoup de bouches à nourrir ; tous les dons - même les plus modestes - sont les bienvenus ! |


