La vérité sur le déferrage des trotteurs Imprimer Envoyer
Écrit par Jean-François Pré   
Dimanche, 31 Août 2008 12:00
Un dopage déguisé.
Comment a-t-on pu s'imaginer qu'en retirant 800 grammes sous les pied d'un animal d'une demi-tonne, on parviendrai à améliorer ses performances de plus d'une seconde ?

Et pourtant, n'ayant d'autre explication que ce constat des plus simples, nous y avons cru. Nous avons cru empiriquement qu'il suffisait de délester ainsi le trotteur pour le faire aller plus vite. De fait, c'était vrai... mais l'amélioration de la performance n'avait rien à voir avec le poids de la ferrure. Dans une étude exhaustive qu'il livre en exclusivité à PREtaparier.com, le Docteur-vétérinaire Claude Caillère (lui-même propriétaire de trotteurs) nous explique comment et pourquoi le déferrage du trotteur est un dopage naturel et déguisé, légalement admis par les autorités durant plus de dix ans... jusqu'à ce jour où d'aucuns commencent à se poser des questions. Vous allez lire les réponses à ces questions et vous trouverez - j'en suis sûr - cette étude captivante. D'autant plus qu'elle est étayée par des faits scientifiques avérés.

Cette petite "bombe", dont le but est d'éveiller les consciences, sera suivie par un ouvrage tout entier consacré au dopage sous toutes ses formes. Pour l'heure, PREaparier.com se contente d'en publier quelques extraits consacrés au déferrage ainsi qu'au dopage (plus connu celui-là) que constitue la grossesse chez la jument. Le livre du Docteur Caillère est en cours de rédaction ; nul doute que sa lecture sera passionnante.

En voici une "mise en bouche" des plus appétissantes !

 

 

 

Doping à l’Oxygénation du Sang du Cheval de Course

par

le

« Déferrage »


Pour revenir à notre cheval, il faut faire un bref rappel sur son histoire, sa domestication par l’homme, « la plus belle conquête de l’homme », et savoir que le pied du cheval a été depuis toujours la préoccupation majeure de son exploitation, confirmant l’adage : « pas de pied , pas de cheval ».

Ainsi, depuis la nuit des temps, l’homme protège le pied du cheval, contre l’érosion de la corne, contre les traumatismes divers, d’abord par des sandales, puis par des fers, fers cloutés en acier, fers en « plastiques », voire également par des résines.

Le finalité sportive du cheval de course est d’aller le plus vite mais aussi le plus loin possible, c'est-à-dire d’obtenir en compétition les les meilleures réductions kilométriques.

Pour atteindre ce but, depuis plusieurs décennies, les entraîneurs de trotteurs ont pensé à alléger au maximum leurs montures, diminuant le poids des harnachements, des ferrures, et des sulkys pour les courses attelées, pensant qu’un gain de poids de « l’ensemble physique de course » permettrait d’augmenter les vitesses.

Allègement du poids du « Team de course » :

Ce « team physique » (au sens mathématiques modernes du terme) comprend :

* pour le galopeur ( courses plates et obstacles) :

ferrure + selle de course ( 2 à 5 kilos) + jockey ( fonction des conditions de courses si besoin avec plomb ) + protections membres (tendons).

Pour le galopeur, le sauteur le handicap est taxé depuis toujours sur la base de 1 livre = 2 longueurs. Ainsi en chargeant le cheval de 1 livre, il est handicapé normalement de 2 longueurs (de cheval).

* pour le trotteur attelé : le handicap est calculé sur un retard de 25 ou 50 mètres en fonction des gains des chevaux.

Ici pas question de jouer sur le poids du «team de course » composé de la ferrure+ harnais + sulkys ( en fibre de carbone = 11,5 Kg) + protections des membres ( tendons, bottines, cloches )+ driver.

Le poids total de ce « team course » peut varier de 50 kilos à 200 kilos, c'est-à-dire oscillé entre 500 et 800 KG qui sont tractés par le cheval avec une force FTcv et non portés.

Avec image et croquis, on voit :

1) en surface plane , le

Poids Total PG= PCV (500-à 700KG) + PSD (70-à à 100Kg) appliqué au centre de gravité est variable de 500 à 800kg et en aucun cas n’affecte la vitesse de l’ensemble ou de façon peu significative . Ainsi chez le trotteur personne ne se préoccupe du poids du driver même si des sulkys en fibre de carbone de 11,5 Kg semblent être plus performant.


Circuit Européen


Force Traction CV

G





Poids CV= 500 à 600kg Poids Sulky+Driver=11à 23 Kg+ 50 à 80 Kg

 


Poids Total au centre de gravité G

PG = variable 500 -à 800kg


2) sur un plan incliné : ( montée de Vincennes)

Il nous faut appliquer les lois de la physique , le Poids se décomposant en deux forces appliquées au point G , soit

PG montée + F montée (- négative = P sin@) parallèle au sol

( légère force négative que le cheval aura à vaincre )

G

F

 

 



PG montée

D’où des difficultés pour certains trotteurs, en fonction de leurs allures , à effectuer la montée de Vincennes.

Néanmoins l’expérience prouve et on acceptera que la variabilité du poids de ce team, allant de 100 à 200 Kg, ne joue pas et n’affecte nullement le résultat final de la course , sinon les drivers les plus lourds ainsi que les gros chevaux n’auraient plus droit à la compétition, ce qui n’est pas le cas.

 

Amélioration de la vitesse du Trotteur par le « déferrage »

« les records de vitesse tombent ! »

Depuis environ deux décennies les entraîneurs de trotteurs, recherchant de la vitesse à leurs cracks, ont pensé à les déferrer.

Force a été de constater que les réductions kilométriques ont été améliorées de 1 à 2 dixièmes de seconde, voire plus, essentiellement pour les courses de vitesses, soit un gain de distance de 13m/km et sur un parcours de 2.100 mètres quelques 25 mètres. Ce qui était énorme comme résultat.

Bien entendu, tout le monde a adopté cette méthode quand le cheval pouvait supporter courir pieds nus et avec une chance de gagner.

Les parieurs au PMU ont bien entendu constaté ce gain de vitesse et ajustés leurs jeux sur les « ferrés ou déferrés », phénomène qui est annoncé avant la course , tout au moins pour les « courses PMU ».

Personne ne s’est posé de question sur le « déferrage », tout le monde pensant que l’enlèvement des fers réduisait le poids a traîner par le cheval et était responsable de ces gains de vitesses importants.

Or nous avons vu dans l’étude précédente sur les forces physiques qui rentrent en jeu dans une course trotteur, que le poids de l’ensemble que nous avons baptisé « team de course », peut varier de 100 à 200 Kg sans affecter nullement le résultat de la course.

Enlever les fers, qui pèsent tout au plus, 800gr les 4 , ne peut dans ces conditions intervenir sur la variabilité du poids du « team de course trotteur », cette masse étant epsilon par rapport au poids de l’ensemble à traîner par le cheval.

L’amélioration de la vitesse, des réductions kilométriques, ne vient donc pas de la perte de poids de la ferrure ( ni des bottines et tendons).

Il faut néanmoins reconnaître qu’enlever tous ces artifices, qui protègent le cheval de course d’atteintes, de sections de tendons, de plaies en talons, donne au cheval de course une allure plus naturelle, plus déliée, plus aérienne, une facilité plus grande dans le mouvement.

Mais tout ceci ne peut expliquer ce gain de temps, ce gain de vitesse, ce gain de distance sur un parcours, ni des résultats constants de grande valeurs, ces descentes vertigineuses des réductions kilométriques chez les trotteurs, aussi bien attelés que montés.

Donc, Impossibilité que l’allègement du poids du déferrage du cheval trotteur soit responsable à lui seul de l’amélioration de la vitesse ( mais aussi de la distance) ni de la chute des records.

Il faut donc chercher ailleurs une explication logique pour ce phénomène, pour la différence de résultats entre chevaux ferrés et chevaux déferrés.

Il nous appartient, en partant des éléments anatomiques, de comprendre la physiologie du pied du cheval.





Le pied du cheval

Un système d’amortissement mécanique anatomique

Sabot = amortisseur mécanique des chocs = constitué de

* la fourchette ( tissu caoutchouteux élastique)

* coussinet plantaire protège sole,3ème phalange, os

* lamelles tissus podophylle et kéraphylle qui s’imbriquent les unes dans les autres comme feuilles ( assurent l’élasticité en largeur)

* deux cartilages complémentaires, un de chaque côté dans le pied, ( assure aussi l’élasticité du pied en largeur).

11+12= coussinet plantaire 13=fourchette tissu élastique 19=corne sabot

chair feuilletée= lamelles tissu podophylle + kéraphylle

Face plantaire du pied du cheval :


la fourchette (vert) organe d’amortissement des chocs

7=paroi du sabot 10= sole 1= tissu élastique fourchette 8= pointe de la fourchette 3=lacune de la fourchette 2= glomes des talons


Coupe du pied vue arrière :


* 2 fibro-cartilages complémentaires

* chair feuilletée= tissu podohylle et kéraphylle


Cette coupe AR permet de voir en rose les deux fibro-cartilages complémentaires qui sont des lamelles cartilagineuses, 2 ressorts qui assurent l’élasticité et l’amortissement des chocs à l’intérieur du sabot.

 


 

Structure des tissus podophylle et kéraphylle du sabot

*

Biomécanique du Pied du cheval ( alsace maréchalerie)

« On peut déduire en ayant examiné les différentes parties du pied et leurs fonctions que:
le poids du corps au posé du pied exerce une force tel que la phalange moyenne a volonté de descendre dans la boite corné entraînant du même coup la troisième phalange, elle va de ce fait faire basculer l’os sésamoïde (os naviculaire) vers l’arrière.

Celui-ci est limité en déplacement par le tendon fléchisseur profond (et les ligaments sésamoïdiens distaux)
D’autre par cette descente a pour effet de comprimer le coussinet plantaire et mais du coup la fourchette, qui elle a un effet d’opposition, ce qui augme la compression des cartilages ungulaires qui sous l’effet s’écarte et comprime les plexus veineux qui leur sont latéraux
.

Ce qui peut ressembler a un coussin hydraulique.

Toute ces forces exercent des contraintes mécaniques sur la boite cornée contraintes qui obligent la boite cornée a se déformer dans le sens longitudinal, la boite cornée va s’élargir au niveaux des talons d’où l’importance des arc-boutant et (des barres) qui par leur puissance évite l’effondrement et participe de ce fait pleinement a l’amortissement par effet de compression des cartilages ungulaires.
Au niveau de la couronne l’effet est inverse la descente de la phalange distale (os du pied ) engendre un rétrécissement de cette dernière puisque l’os du pied est solidement accroché à la paroi par les tissus lamellaires décrits plus haut.

Toute cette biomécanique du pied montre clairement comment bien ferrer un cheval en respectant la physiologie de son pied et de son membre. »

 

Le pied du cheval
Un système d’amortissement hydraulique anatomique


En plus du système d’amortissement mécanique aux chocs, le pied du cheval est doté d’un système hydraulique d’amortissement identique à des vérins, (comme une baudruche pleine d’eau, avec soupape, qui se dégonfle à chaque pression), la masse sanguine présente dans le pied jouant le rôle d’un amortisseur fluide, un amortisseur visco-statique ou plutôt visco-dynamique, qui au moment de la frappe au sol va « chasser » la masse du sang veineux contenue dans le pied vers le cœur à la vitesse maximale, ceci dans les quatre membres, suivant les disciplines, trot , galop, amble.







 



 

Preuves anatomiques de l’amortissement hydraulique

(planches d’anatomie de notre professeur Robert Barone)


Moulage plastique qui montre la densité des veinules qui assurent l’amortissement fluide au moment du poser du pied au sol ( le coussin hydraulique), et fait comprendre la fonction de « pompe refoulante » du pied du cheval en fonction de l’intensité de la « force de frappe ». En passant, nous constatons ici, la Théorie l’Evolution des Espèces de Darwin, avec l’adaptation du pied du cheval à la course par le développement d’un important réseau veineux qui joue le rôle d’amortisseur hydraulique. N’existe dans aucune autre espèce.

Réseaux artériels et veineux très dense du pied du cheval

Coussin hydraulique = amortissent fluide ou visco-dynamique des chocs


Le pied du cheval

Une Pompe Sanguine « Refoulante et Aspirante »

« le cheval de course a cinq cœurs »

Vous remarquerez que l’on ne dit pas « une pompe aspirante et refoulante » mais l’inverse.

En effet, si le pied du cheval est conçu pour recevoir des pressions énormes, ces forces de pressions agissent sur les fluides contenus dans le pied à chaque poser. Elles provoquent instantanément un reflux sanguin qui s’échappe vers le cœur par tout le système veineux : le système fonctionne comme une « pompe refoulante ». Si le sang ne pouvait s’échapper à chaque poser, il y aurait un écrasement des tissus du pied et nécrose. Ce serait dramatique.

La « chasse veineuse » (sang bleu= chargé de gaz carbonique) importante vers le coeur va créer un appel de sang artériel ( rouge = chargé d’oxygène) dans le pied de volume identique au volume veineux parti. C’est la pompe aspirante. Le mouvement perpétuel d’aspiration et de refoulement ainsi crée va fonctionner au maximum tout pendant que le cheval coure. Plus il va courir vite, plus le sang sera ré-oxygéné.

Pompe aspirante Pompe refoulante




 

 

 

 

« Pompe sanguine thermorégulante » du pied du cheval

Pour conforter la « théorie de pompe sanguine » du pied du cheval, nous allons étudier sa « thermorégulation » , en observant notre cheval à travers les âges , qui a dû faire face pour sa survie à des conditions climatiques extrêmes, de froid mais aussi de chaleur. Le cheval de Przewalski, petit cheval sauvage des déserts de Mongolie, rustique, de 1m 35 au garrot,qui peuplait l’Europe depuis des millénaires et que personne n’a jamais pu domestiquer, malgré des températures hivernale de moins quarante (- 40°) n’a jamais eu les « pieds gelés », comme tous les autres chevaux d’ailleurs. Cette constation vient du fait, non apparemment pas qu’il a deux chromosomes supplémentaires, mais contrairement à l’anatomie de l’homme, qu’il possède cette « pompe sanguine du pied » qui en permanence et dès que besoin, va alimenter le pied en « sang chaud à 37° ». Ainsi le sabot, boîte cornée en kératine parfaitement isolante, va jouer le rôle de « marmite norvégienne » thermo-régulée dans les grands froids, par une simple pression sur le pied, d’autant facilement que le cheval a la faculté de dormir debout. Ainsi, les 4 pieds du cheval, malgré des moins 40°, seront toujours à 37°, jamais gelés, grâce ces dispositifs anatomiques qui assurent leur thermorégulation.

Fourbure et « pompe sanguine du pied du cheval »

(AVEMA)

« L'existence de shunt artério veineux, entre le système vasculaire profond longeant la phalange et le système vasculaire superficiel très fin contenu dans les lames du podophyle pour nourrir la corne, régule la pression sanguine lorsque le cheval prend appuis au cours de la marche.

Lors de l'appui, sous la pression, le sang contenu dans le pied est chassé vers le haut par les gros vaisseaux profonds car les anastomoses (shunts) artério-veineuses sont ouvertes, ce qui évite une surpression dans les capillaires nourricier du sabot.
Puis l'appui se porte en pince pour obtenir l'impulsion locomotrice. Cela libère le coussinet dont la vascularisation se trouve alors en dépression et aspire le sang des capillaires car les anastomoses artério-veineuses sont refermées.
Nous avons donc un mouvement de pompe aspirante et refoulante à chaque pied.
Ces anastomoses artério-veineuses joueraient un rôle dans la thermo régulation du pied du cheval en stationnement dans la neige ou sur la glace. En effet, leur ouverture privilégierait la circulation rapide du sang, en court-circuitant le réseau capillaire externe, donc permettrait à la phalange de baigner dans un sang chaud corporel. La partie externe se refroidirait, et de ce fait le besoin tissulaire en oxygène diminuerait, il n'y aurait pas d'anoxie du à l'arrêt de la circulation sanguine périphérique. Une suralimentation glucidique ou protéique provoque une multiplication des bactéries intestinales produisant de l'acide lactique, de l'histamine et des endotoxines également présentes lors d'infections. Ces produits vont avoir une concentration relative plus importante dans les capillaires du pied, du fait de l'importance de ce réseau, et de l'état de stase gravitationnelle dans le pied du cheval immobile. Leur action va conduire à une constriction puis une vasodilatation capillaire s'accompagnant d'une élévation de la température du pied pouvant être
supérieure à 30°C pendant 16 à 24h. On observe que le maintien du pied pendant plus de 14h à 30°C suffit à déclencher la fourbure.
Le phénomène initiateur de la fourbure serait une perturbation du contrôle hypothalamique du fonctionnement des anastomoses artério-veineuses les laissant ouvertes, ce qui limiterait la circulation capillaire superficielle et induirait une ischémie (interruption de la circulation sanguine) des secteurs correspondants. La résistance vasculaire étant diminuée du fait de ce court-circuit des capillaires, le pouls digital devient alors bondissant. Dans un deuxième temps les phénomènes inflammatoires liés à l'histamine et les réactions au choc endotoxinique provoqueraient une stase sanguine qui aggraverait et étendrait l'anoxie cellulaire.
La localisation des anastomoses artério-veineuses en grand nombre dans la lame dermique séparant la muraille de la phalange, explique le décollement de la phalange par mort du tissu la solidarisant au sabot. De plus, les enzymes métalloprotéinases 2 et 9 ( MMP) entrent en action suite à la disparition des inhibiteurs enzymatiques spécifiques qui contrôlent leur action. Ces métalloprotéinases servent à couper les liaisons entre la corne du sabot et le tissu lamellaire pour permettre le glissement physiologique du sabot lors de la croissance de la corne. Ce décollement étant très douloureux, le cheval porte son appui sur les talons, ce qui tend le tendon perforant au maximum et provoque la bascule de la 3e phalange.
La circulation sanguine se maintient dans la partie postérieure du pied, et assure une croissance normale à la partie correspondante du sabot. Par contre la corne pousse moins rapidement en pince, ce qui donne au sabot une forme caractéristique, lorsque la fourbure devient chronique. »

Paradoxe de la Vitesse

L’oxygénation du sang augmente avec la vitesse du jeu de jambes

La vitesse d’un trotteur dépend essentiellement de la vitesse de répétition du mouvement des jambes, de la vitesse de son jeu de jambes. Plus le nombre de posers du pied au sol sera grand et plus le retour du sang veineux au cœur et au poumon sera grand, d’autant qu’il y a quatre pattes. Plus les globules rouges repasseront dans les poumons pour se ré-oxygéner et meilleure sera l’oxygénation du sang !


Incidence de la ferrure sur l’oxygénation du sang

Cette « pompe sanguine aspirante et refoulante » qu’est le pied, si sa fréquence est fonction du jeu de jambe de chaque trotteur (donnée génétique personnelle), elle dépend également de la « force de frappe au sol » qui va déterminer la force du flux sanguin veineux de retour vers le cœur. Cette force de frappe au sol dépend quant à elle de la protection du pied et de son amortissement. Ainsi la « force de frappe » sera minimale avec une « grosse ferrure qui amortit les chocs », maximale pieds nus,

un peu moindre avec des « résines plastiques souples ».

 

1) Si ferrure = amortissement maximum chocs= Force Frappe MINI

Mouvements du sabot ferré Le sabot est privé de sa fonction d'amortisseur et le choc que subit le sabot en touchant le sol est répercuté vers tendons, os et ligaments.

D
e plus la fourchette ne touche pas le sol, de sorte que le coussinet plantaire ne joue pas son rôle de pompe et d'amortisseur, soit un flux sanguin très réduit. La chair veloutée ne peut plus se rétrécir et se dilater, l'os du pied ne peut plus s'abaisser assez car la sole a perdu sa souplesse.



 

 








Plus la frappe au sol est importante, plus la « chasse veineuse du pied est grande », plus souvent le globule rouge chargé de gaz carbonique repasse au poumon et plus vite il revient chargé d’oxygène= meilleure carburation Le coussinet plantaire ne peut plus soutenir le coeur et alimenter les membres de sang. Par « pied ferré » il faut entendre ferrure couvrant minimum « pince+ quartiers » ou « fers suédois ».

Flux veineux mini

Force frappe sol = minimale= chasse veineuse minimale= vitesse minima

2) Pieds nus = 0 ferrure= amortis minimum chocs= Force Frappe MAXI










Flux veineux max


Appui fourchette Maxi = flux veineux de retour maxi= vitesse maxi

Pas de protection=fractures os du pied=pied en sang= mal au pied

3) Pieds «Protégés » résines ou autres =résines amortis chocs

pas de fractures = pas accidents tendons = vitesse 2/10 moins !










Flux veineux-1/1O



Résine ou autres en vert = 3 à 5 mm au plus 5 jours avant course

Il y a bien une relation entre déferrage et oxygénation du sang, c'est-à-dire une amélioration du rendement de la « machine sportive du cheval de course », avec l’estimation suivante des vitesses :

* cheval «ferré» (minimum : pince+ quartiers)……= 1’18*

* cheval «déferré» ………………………………………....= 1’16

* cheval « protégé » : résine ou autres …………… =1’16’’+2/10


Pied « protégé » = protection + vitesse + tenue = solution idéale

Pour tenir compte de l’évolution de l’Art de la Ferrure, il faut entendre par « pied protégé »: résine, fers plastiques ou autres ?

 

Oxygénation Mécanique du Sang par Déferrage et Doping

Cette Oxygénation Mécanique du Sang par le « déferrage », légale en 2008, prévue dans le Code des Courses au Trot, pose néanmoins des problèmes d’éthique sportive pour la protection des pieds des chevaux, qui en aucun cas ne peuvent rester sans ferrure quand ils sont à l’entraînement, mais aussi un problème face au Doping, puisqu’il s’agit bien, preuves mathématiques à l’appui, de « manipulations pour modifier le résultat sportif du trotteur », c'est-à-dire d’un DOPING.

Certes, ce DOPING est pour l’instant licite, légal, puisqu’il est entériné par les Instances Dirigeantes du Sport Hippique.


Il est urgent que les Pouvoirs Publics revoient leur copie

1) en aménageant ce « Doping mécanique à l’oxygénation du sang »

2) en interdisant le « déferrage » complet en course sachant qu’à l’entraînement tous les chevaux sont nécessairement ferrés, sauf d’avoir mal aux pieds.

3) en légalisant les courses avec ferrures (minimum pince+quartiers) ou « pieds protégés », afin d’assurer la protection de la santé du cheval et d’être en accord avec la SPA (Société protectrice des animaux)

  1. en respectant les parieurs par des dispositions honnêtes, ce qui n’est pas le cas en 2008, puisqu’en plus d’accepter le «déferrage », les Sociétés de Courses ferment les yeux sur une « tricherie courante » de la part de certains entraîneurs et drivers, non des moindres, qui consiste à tromper les «parieurs», en annonçant leurs chevaux «ferrés » alors qu’en réalité ils sont « déferrés ». Un petit fer de chaussure de femme de 10 gr environ, clouté avec deux clous, remplace la ferrure normale du cheval. Le cheval est considéré alors comme « ferré » ! Tout le monde ferme les yeux.

  2. Cette tromperie d’annonce de « ferrage» avant la course fait monter la cote du cheval, soit disant «ferré», c'est-à-dire sans chances d’être à l’arrivée et abandonné par les parieurs; il suffit alors à l’entourage de l’entraînement au courrant de cette «supercherie» de ramasser le pactole au jeu. Il est nécessaire que des contrôles soient mis en place par les Dirigeants de Sociétés pour que de telles pratiques malhonnêtes cessent.

C’est l’Ethique et l’Image des Courses qui sont en jeu !

Confirmation ferrure galopeur « Marchand d’Or »

1) Protection pied: fibre de verre + fers collés + 2) Doping à l’oxygénation mécanique du sang= résultats : vitesse + tenue

Doping par la Progestérone Naturelle Biologique !

« les Grossesses d’Etat de la femme »

Violation de l’Ethique Sportive par les Etats !


Contrairement à toutes les bonnes intentions déclarées par les hommes politiques, ministres, députés, hauts responsables du Sport, sur l’Ethique Sportive, la Morale Sportive, l’Honnêteté dans le Sport, il a été institué un « véritable doping d’état », en laissant pratiquer des compétitions à de jeunes athlètes féminines « enceintes » et chez les chevaux, à des femelles gestantes.

Depuis les années 1950, plus d’un tiers des athlètes féminines de certains pays de l’Est (Union soviétiques, Allemagne de l’Est, Pologne... ), essentiellement dans les disciplines de la natation, de la courses à pied, étaient enceintes. En réalité, des entraîneurs engrossaient ces athlètes, afin de profiter des effets physiologiques liés à la grossesse, puis en final les faisaient avorter. Ce scandale du Doping Biologique Naturel de la femme, baptisé les « grossesses d’état », qui a éclaté dans les années 1980, a permis de mettre fin à ces abus dégradants pour la Femme.


Doping Biologique d’Etat légalisé pour les Juments de Courses

Hélas, dans le monde du Cheval de Courses, ces pratiques persistent encore en 2008, pire, elles sont encouragées par les dirigeants eux-mêmes, qui se sont abaissés aux intérêts financiers de certains, en officialisant ce « doping biologique naturel » par des textes, bafouant par là même l’Ethique Sportive, la morale tout court, d’autant que chacun sait que 70% des juments de courses « gestantes » seront faites avortées pour repartir en compétition normale, dès le mois de septembre, tout en ayant engrangé sur le compte des propriétaires, des sommes rondelettes au titre des allocations de courses et primes à l’éleveur.

La preuve de ce « Doping d’Etat » se trouve dans le Code des Courses au Trot 2008, dont nous joignons le texte de son Titre II :

« De la qualification des chevaux »

Article 14 bis Code des Courses 2008 - Juments saillies :

1) Lorsqu’une femelle a été saillie depuis le 1er janvier de l’année en cours, le propriétaire ou son mandataire doit en faire la déclaration par écrit auprès de la SECF, soit lors de la déclaration à l’effectif d’un entraîneur soit, dans un délais de 1 mois suivant le premier saut, pour celle déclarée à l’entraînement en précisant :

* la date de saillie : * le nom du ou des étalons concernés

2) Aucune pouliche ne peut prendre part à une épreuve régie par le présent Code si elle a été saillie à l’âge de 2ans ou 3 ans.

3) aucune femelle gestante ne peut prendre part à une épreuve régie par le présent Code au-delà du 15 septembre de l’année où elle a été saillie.

4) Aucune femelle ayant mis bas ne peut prendre part à une épreuve régie par le présent Code dans les 150 jours suivant la date de la naissance de son produit.

5) Aucune femelle ayant été saillie depuis le 1er Janvier de l’année en cours ne peut prendre part à un prix à réclamer. Elle ne peut de nouveau prendre part au cours de la même année à ce type de course que dans la mesure où son propriétaire adresse à la SECF un certificat vétérinaire attestant la non gestation de la femelle concernée.

6) En cas d’omission des formalités de déclaration prévues au $1 du présent article, le propriétaire est passible d’une amende de 750 €.

7) En cas d’infraction aux dispositions des $$ II,III,IV du présent article, la femelle est disqualifiée dans toutes les courses auxquelles elle a pris part pendant la période d’interdiction et une amende de 750 à 3.000 € est infligée au propriétaire. D’autre part, en cas d’infraction aux dispositions du $ II du présent article, la pouliche concernée fait l’objet d’une exclusion de toutes les épreuves régies par le présent Code jusqu’au 31 décembre de l’année où elle a été saillie. En outre, dans le cas d’un prix à réclamer, l’acquéreur peut exiger du vendeur l’annulation de la vente dans un délai de 15 jours suivant la date de ladite course.

8) Toute réclamation en raison de cette disposition doit être faite, sous peine de nullité, avant la course ou dans les délais de la prescription légale. La réclamation ainsi visée qui ne serait pas jugée avant la course ne peut l’être qu’à partir du lendemain de la course.


Preuves scientifiques du Doping officiel

par

la Progestérone Biologique Naturelle

Le tableau ci-après du Cycle Ovarien de la Jument ( signé Valérie Lecellier-Caillère) est explicite et montre dans la colonne « Comportement Hormonal », que dès que la jument est saillie ou inséminée, après l’ovulation vers J+ 10 le taux de progestérone s’élève, vers J+14 le corps jaune se forme, que vers J+18 ou J+19, deux cas de figures se produisent :

* si la jument est pleine et qu’un embryon se forme, le taux de progestérone devient stable d’autant que le nouveau corps jaune devient fonctionnel et prend le relais de production de progestérone .

* si la jument est vide , l’utérus par l’intervention de prostaglandines, va détruire ce nouveau corps jaune à peine formé, pour relancé un nouveau cycle ovarien, et alors vers J+20 le taux de progestérone redescend.

La jument pleine se trouve donc sous « doping à la progestérone naturelle biologique » dès J+14 environ et ceci jusqu’à la mise bas.

Lors de la gestation la quantité d’hémoglobine est multipliée par deux et la consommation maximale d’oxygène diminuée de 30%.

D’où des résultats de courses faussés par ces juments gestantes . Il s’agit bien d’une « manipulation » et un Doping officiel institué par le Code des Courses au Trot jusqu’au 15 septembre de chaque année et avec de petites nuances de dates pour le galop. Cette disposition est à supprimer.

Courbe du taux de progestérone du cycle ovarien de la jument